URGENT :

Enfants dans la rue « Commerce des maîtres coraniques»

Fin de mandat du Médiateur de la République du Mali : Baba Akhib produit un rapport sur le septennat 2013-2020

Un signe de l’apogée des forces du mal « Un aveugle mental est pire qu’un aveugle physique »

Farabougou : L’armée malienne largue des vivres

Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Le choix de Mme Kadiatou Konaré suscite de l’espoir

Marche des administrateurs : « Les babas coumandans » en colère

Les préparatifs des examens de fin d’année : les élèves maliens entre angoisses et incertitudes

La production de coton : Baisse de 75 %

Crise au conseil national du patronat du mali : Le premier défi judiciaire de la transition

ANPE : Visite de terrain des réalisations au titre de 2020 !

Transition au Mali Le Hcua hérite désormais du Commissariat à la Sécurité Alimentaire à travers Redouane Ag Mohamed Ali !

L’escroc se faisait passer pour Alou Badara Haïdara dit «ABH» : Il a soutiré beaucoup d’argent à ses victimes

Ségou : Arrestation d’Oumar Barry, l’agresseur du Bar d’or

Mamadou Synsi coulibaly et Amadou Diadie Sangaré A qui la légitimité du fauteuil du CNPM?

Fuite des sujets du def-2020 Le ministère de l’Éducation nationale dans la dénégation

Marche à Bamako : les préfets et sous-préfets menacent de prendre en otage le fonctionnement de l’État

Nouvelles Technologies Les réseaux sociaux, danger public ou distraction?

Medias/Telé ; Lancement de “Acces” pour la promotion des télés privées au Mali

Scandale à Orange mali : gestions des ressources humaines : Comment Orange-Mali pressurise ses employés

CENOU : Ce qu’il faut savoir de la gestion de la bancarisation des allocations financières des étudiants avec SAMA MONEY

Education : Bien parti pour encore sauver l’année scolaire

Le président de la transition face au gouvernement «Le combat contre le fléau de la corruption sera sans concession aucune»

Gouvernement de transition Mohamed Chérif Haïdara déplore la mise à l’écart de la diaspora

Gestion de la transition : N’est pas ATT qui veut !

Issa Kaou Djim : Ce danger politique N°1

La junte toujours présente dans le jeu politique Ces quelques éléments qui éveillent des soupçons

Contexte sociopolitique du Mali La vision prémonitoire de Mamadou Igor Diarra

Direction administrative et financière de la primature : 1 417 339 068 FCFA d’irrégularités financières décelées par le BVG

Condamnée à payer 200 millions de Fcfa à Boubacar Djigué qui avait saisi ses comptes La Somapep-sa déboutée par la Cour d’Appel qui ordonne le paiement des sommes par les banques

7eme édition grand prix du président du CNOSM : Madou Diallo de Wassa Mining surclasse ses adversaires

Les humeurs de Facoh : “La transitionnite”

Banconi-Zékénékorobougou : Elle profite du voyage de son époux pour contracter un second mariage

Conseil national du patronat du Mali : Mamadou Sinsy Coulibaly réélu pour un nouveau mandat de 5 ans

Rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres sur le Mali : 343 attaques, 375 civils tués, 450 blessés et 93 enlevés durant les trois derniers mois

Probable libération de Soumaïla Cissé : Un coup de maître pour les autorités de la transition malienne

Corruption et enrichissement illicite au Mali : La Justice sur les traces de trois fonctionnaires milliardaires qui légué des maisons à leurs propres enfants mineurs

Gouvernement de transition : Une équipe taillée sur la volonté d’union et d’unité des maliens

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Pr. Amadou Keïta, un émérite à la tête du département

Réseaux sociaux : Une mine d’or pour Malick Konaté

PM Moctar Ouane aux membres de son gouvernement : « Nous devons agir efficacement… »

Malick Alhousseini, le profil doré

Suite aux avancées notables vers la normalisation constitutionnelle : La CEDEAO lève toutes ses sanctions contre le Mali

Ageroute: Environ 900 millions d’irrégularités financières

Mise en place du nouveau gouvernement : Une délégation du CSDM reçue par le premier ministre Moctar Ouane

Gestion de la transition : La Cour suprême déclare la prééminence de la charte de la Transition sur la constitution de 1992

Edito : Trop dit ! Rien vu ! Il est temps et c’est le maintenant « Un seul doigt ne peut prendre le poids »

Production de riz : Une belle récolte s’annonce

Annexion d’une partie du territoire malien par l’Algérie Ce qui était vrai avant, l’est tout autant aujourd’hui

L’Assemblée Générale statutaire de renouvellement du bureau du CNPM est convoquée pour ce jeudi 8 octobre Mamadou Sinsi Coulibaly, toujours candidat à sa propre succession

Oxyjeunes : Covid-19 et Droits des enfants

Incarcération du président de l’APCAM Un proche de Bakary Togola accuse l’ex-Premier ministre Boubou Cissé « Les 54 milliards Fcfa de subvention des intrants en cause »

Le PDG de l’OPAM Réagit au rapport de Vérification Financière DU BVG « L’irrégularité relative au non-reversement des recettes de 721 millions FCFA à la CSA a été entièrement corrigée »

Mme barry Aminata Touré met en garde « Nous ne tolérons plus les agissements de Mme Dembelé Oulématou Sow au nom de la Cafo »

Hôpital Gabriel Touré : Les travailleurs projettent une grève de 3 jours à partir du 20 octobre

Pseudo élection au Conseil National du Patronat du Mali Cinq questions majeures au Président auto-proclamé du CNPM

Mot de la semaine : Sanctions

Plus de 895 millions FCFA évaporés dans la gestion du fonds d’entretien routier : Le DG de l’AGEROUTE face à l’ardoise de son prédécesseur

Douanes : Le CNSP félicite la direction générale des douanes pour ses performances

Santé: Une épidémie de paludisme affecte les populations du nord

Moctar OUANE : tout le mal qu’on lui souhaite !

Ministère de la Défense: Le dossier des faux contrats de 785 millions FCFA donne la poisse au DFM

Moctar Ouane, Premier ministre de la transition : Le M5-RFP victime de sa soif du pouvoir

Emergence de la démocratie au Mali : ATT s’insurge contre les coups d’Etat

Koulouba : Le Président Bah N’daw reçoit l’ambassadeur de la France au Mali

Office des produits agricoles du Mali (OPAM) : Plus de 800 millions de FCFA d’irrégularités financières constatées par le BVG

Site d’orpaillage de In-tillit dans la Région de Gao : La destination fructueuse pour les transporteurs

Transition au Mali : La CEDEAO disposée à obtenir la version finale et officielle de la Charte

Universités, Instituts et Grandes Ecoles : Suspension des activités pédagogiques par l’AEEM

Pour avoir tué son copain “Levieux” à cause de 200 FCFA : Le jeune Youssouf Coulibaly condamné à 5 ans de prison

Comité national olympique et sportif du Mali (CNOSM) : Le Musée olympique du Mali et le siège de l’Académie nationale olympique du Mali officiellement inaugurés !

Des fonds dilapidés, plus de 200 millions Fcfa extorqués des factures des commerçants de maïs, disparition mystérieuse du négociant Salif Bagayoko… “Maïs-gate”, le nouveau scandale qui éclabousse le secteur agricole

Cour d’assises : Peine de mort pour un serial killer

Décryptage : N’Daw/Goïta : écrire un nouveau contrat politique

60ème anniversaire de l’indépendance du Mali : Un défilé militaire sobre à Bamako

Conséquence de l’embargo : Les recettes douanières chutent de 47,4 milliards à 40,3 milliards de FCFA

Approvisionnement de certains marchés en denrées : Les stocks sont rassurants

Discours à la nation du président du CNSP, son excellence le colonel Assimi Goita à l’occasion du 22 septembre 2020

Médias : le monitoring des télévisions sur le Covid19

…Mohamed Kagnassy, Pdg de West Wind Industrie : “La technologie digitale est essentielle à la modernisation de notre agriculture”

Plan de transition au Mali : La junte dévoile son agenda caché… controverses entre les leaders du M5-RFP…

Financement du terrorisme au Sahel : Lettre ouverte à Madame la Ministre des armées françaises, Florence Parly

Ambassade du Mali en Éthiopie ; Plus de 2 milliards FCFA d’abonnements ‘’Canal’’ accordés au personnel diplomatique

Ça se passe au grin : Le devenir du M5-RFP inquiète

La téléphonie : Un levier efficace pour la réduction de la pauvreté au Mali

25 octobre 2020

Site d’orpaillage de In-tillit dans la Région de Gao : La destination fructueuse pour les transporteurs

Le coût du transport est de 5000 Fcfa par personne. Donc nous pouvons gagner entre 90.000 et 100.000 Fcfa par voyage», confie un conducteur de pick-up.

Ils sont nombreux les transporteurs comme lui à tirer leur épingle du jeu, à travers cette nouvelle activité. Une véritable économie s’est créée autour du business de l’orpaillage.

Située à 90 km de Gao, dans l’anonymat total, il y a moins d’un an.

Mais avec la récente découverte de son potentiel aurifère, elle attire irrésistiblement des milliers d’orpailleurs.

Le métal précieux brille pour beaucoup de personnes dans la chaine de cette économie.

Les groupes armés font partie des principaux acteurs de cette nouvelle industrie. Ils demandent aux voyageurs de payer entre 2000 et 2500 Fcfa.

L’entrée du site est sécurisée par un groupe de jeunes armés. Après le contrôle des pièces d’identité, la règle est simple : 2000 Fcfa pour les Maliens et 5000 Fcfa pour les étrangers. C’est le seul moyen pour bénéficier d’un ticket d’entrée et de séjour délivré par une commission mixte, formée par des éléments de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) et de la Plateforme.

La même opération est effectuée pour sortir du site.

Les propriétaires de pick-up font de bonnes affaires

Dans cet îlot d’insécurité, bon nombre d’Africains de la sous-région affluent et se retrouvent sous les ordres des rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad et de la plate forme qui règnent en maitres.

Cette exploitation artisanale de l’or par des locaux, des étrangers, voire des djihadistes, dans la région de Gao, est problématique pour le gouvernement, car les exploitants artisanaux ne sont pas dans l’obligation de divulguer la quantité d’or qu’ils produisent, ce qui représente en matière de taxes et d’impôts un manque à gagner conséquent pour l’État.

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, un boom aurifère suscite la convoitise croissante de divers groupes armés. Les forces de sécurité peinent à contrôler les zones d’orpaillage dans des régions délaissées et parfois même abandonnées par l’Etat.

Des groupes armés, dont des jihadistes, trouvent dans l’exploitation aurifère artisanale une nouvelle source de financement, voire un terrain de recrutement. Sans régulation du secteur, cela risque d’alimenter la violence au Sahel central.

Le boom du secteur aurifère artisanal menace les Etats du Sahel central par d’autres aspects. Les enjeux financiers associés à l’exploitation aurifère artisanale sont devenus considérables ces dernières années. Cela a conduit à la formation de réseaux commerciaux locaux, régionaux et internationaux informels spécifiques. Ceux-ci peuvent contribuer au financement de groupes armés et/ou du terrorisme et à une augmentation du blanchiment d’argent dans la région en raison de l’immixtion de trafiquants dans l’économie aurifère artisanale.

Outre des problématiques sociales, environnementales et de gouvernance politique majeures, déjà couvertes par la littérature, l’exploitation aurifère artisanale suscite au Mali, au Burkina Faso et au Niger de nouvelles préoccupations sécuritaires. Ces trois pays constituent l’épicentre de l’insécurité dans la région sahélienne, et la plupart des récentes découvertes aurifères sont survenues dans des zones où les Etats sont historiquement peu présents ou dont ils se sont retirés en raison de l’insécurité croissante. Ils ne disposent donc pas des ressources humaines et techniques suffisantes pour encadrer une activité de cette envergure. Cela profite à divers acteurs armés (groupes d’autodéfense, bandits, trafiquants, groupes rebelles, jihadistes) qui tantôt contestent l’Etat, tantôt coopèrent avec lui et sont les dépositaires informels de l’autorité publique.

Ces enjeux sécuritaires ont pris une nouvelle dimension depuis 2016. Les plus récentes découvertes aurifères au Sahel (comme à Gao) couplées à l’implantation nouvelle de groupes armés dans des zones où l’or était déjà exploité. Les sites miniers artisanaux deviennent pour eux une source de financement mais aussi un lieu de recrutement. L’or nourrit aussi les circuits internationaux de blanchiment d’argent. Au nord du Niger et du Mali, un certain nombre de grands entrepreneurs de l’orpaillage artisanal étaient pour ceux qui se sont reconvertis ou sont encore, des acteurs majeurs du narcotrafic. Ainsi les trafiquants achètent fréquemment l’or au-dessus du prix du marché, puis l’exportent via des circuits de contrebande. De tels schémas de blanchiment via l’or existent ailleurs dans le monde.

Mahamadou YATTARA Info@sept