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31 octobre 2020

Gestion de la transition : N’est pas ATT qui veut !

«Notre Peuple veillera avec jalousie et réagira avec fermeté à toute tentative de confiscation de sa victoire ainsi qu’à toute manœuvre de récupération». Dixit ATT. Avril 1991. Pour les besoins de la cause, nous vous livrons ici un aperçu des événements survenus en 1991, commentés et relayés par nos très sérieux confrères de l’Essor au moment des faits. De quoi inspirer certains acteurs d’aujourd’hui.  

LE NOUVEAU PAYSAGE POLITIQUE SE MET EN PLACE

Le CRN s’efface, vive le CTSP

Dans les jours qui viennent, un gouvernement provisoire doté d’un premier ministre devrait être mis en place par le comité de transition pour le salut de peuple (CTSP). Cet organe de vingt-cinq membres – 15 civils et 10 militaires- présidé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré a été mis en place dimanche 31 Mars a la maison du peuple à l’issue d’une réunion entre le coordination des Associations et mouvement démocratiques et le conseil de Réconciliation nationale qui avait déposé, le 26 Mars le Général Moussa Traoré. Ce même dimanche en début d’après-midi, fut prononcé la dissolution du CRN.

Quelle sont les prérogatives du C.T.S.P. ? Elles sont, dans leurs grandes lignes énoncées dans l’acte fondamental adopté par les deux parties réunies (la coordination et le défunt CRN). Le CTSP a charge de légiférer mais surtout de réunir le plus rapidement possible en approfondissant la réflexion, les conditions nécessaires au retour des militaire dans les casernes prévu pour le 20 janvier 1992. C’est dire que dans les trois mois qui viennent, le CTSP doit organiser une conférence Nationale qui devrait permette à tous les courants de pensée de ce pays de s’exprimer et de faire valoir leurs positions sur la future constitution et sur le code électoral. Au-delà d’une Conférence   Nationale, le CTSP doit préparer les élections municipales, législatives et présidentielles qui doivent intervenir avant la fin des onze mois qui nous séparent de la fête de l’armée malienne (20 Février 1992).

Dans l’acte fondamental, il ressort d’une part, une incompatibilité entre le fait d’être membre du CTSP et le gouvernement, d’autres part, le président du CTSP n’a pas le droit de se présenter aux élections présidentielles. Par ailleurs, le texte consacre la création des partis politiques au Mali et met l’accent sur le respect des droits de l’Homme et la dignité humaine. Enfin, soulignons que le CTSP, qui est en fait, l’instance suprême du pays pour cette période de transition, compte en son sein un membre du Front Islamique Arabe et un autre du Mouvement populaire de l’Azaouad. Deux organisations qui, il y a quelques mois encore, étaient en rébellion armée dans le nord du pays. Dans le CTSP, font aussi leur entrée deux militaires qui ne faisaient pas parties des 17 membres du CRN connus à ce jour. Il s’agit du médecin commandant Mohamed Coulibaly et du commandant Yaya Ouattara (…).

A l’issue de la cérémonie de mise en place du CTSP, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré président de la nouvelle structure, s’est, dans un discours, félicité de la naissance du Comité qui consacre la légitimité née du 26 Mars 1991

Il a poursuivi :

«L’acte Fondamental portant organisation des pouvoirs publics fait une large place aux droits fondamentaux de l’Homme et du citoyen. C’est dire la volonté du comité de transition pour le salut du peuple d’œuvrer à l’émergence d’un ordre reposant sur les valeurs démocratiques dans lequel l’état et ses services sont d’abord au service du peuple. C’est dans cette éthique que nous inscrivons l’action du 26 Mars 1991, qui venait parachever le combat du mouvement démocratique et syndical, dont l’objectif est de rendre à notre Peuple et à sont Armée leur dignité afin que dans la paix soit bâtie une société de démocratie pluraliste, débarrassée de toute injustice sociale.

On ne fait pas le bonheur d’un peuple sans lui et l’histoire est riche d’exemples ou l’ambition et la générosité d’un projet politique n’ont pas suffi à en assurer la mise en œuvre. C’est pourquoi nous ne devons pas oublier que la revendication démocratique de nôtre peuple, revendication pour l’aboutissement de laquelle il a consenti et est prêt à consentir le sacrifice ultime, reflète une profonde aspiration au changement et à la justice. Notre Peuple veillera avec jalousie et réagira avec fermeté à toute tentative de confiscation de sa victoire ainsi qu’à toute manœuvre de récupération. Je voudrai assurer mes compatriotes que l’armée n’a aucune prétention à exercer le pouvoir de l’état. Elle aussi a tiré les leçons de la gestion désastreuse  qui a été faite en sont nom, directement ou indirectement, au cours des 22 dernières années. Elle aussi a payé un lourd tribut à l’affairisme, au favoritisme et la répression. Pire elle a été utilisée contres son peuple qui en avait fait le 20 janvier 1961 un des premiers symboles de sa dignité retrouvée.

Aussi, afin que nul ne se méprenne sur nos intentions et pour couper court à toute campagne insidieuse, nous avons décidé de dissoudre aujourd’hui même le Comité de Réconciliation Nationale. Mais vous comprendrez que notre devoir est de continue, avec vous, à préparer avec sérénité et fermeté, dans la confiance réciproque et la solidarité, la transition de notre pays vers une réelle démocratie pluraliste.

Je voudrai me permettre de dire, qu’à mon humble avis, l’heure n’est pas encore à l’électoralisme. Nous devons approfondir la réflexion, la cohésion et l’éducation afin que se renforce durablement dans notre peuple l’adhésion aux valeurs démocratiques fondamentales et qu’émerge un nouvel humanisme dans la vie politique pour qu’en soit exclu à jamais, le recours à l’intimidation et à la violence, et que plus jamais, la démagogie et l’opportunisme ne puissent abuser notre peuple. La tâche qui nous attend est colossale tant est énorme le gâchis dont nous héritons. Je souhaite vivement que nous puissions l’accomplir avec fermeté, un sens élevé des responsabilités et un réel esprit d’ouverture».

  1. Kanté

LE COMITÉ DE COORDINATION S’EST DISSOUT

Mission accomplie !

Après le CRN, c’est le comité de coordination (les membres sont à la gauche de la photo), qui s’est effacé.

Le comité de coordination des Organisations et Associations Démocratiques, mis en place le samedi 23 Mars 1991 à la Bourse du Travail sous la présidence de M. BaKary Karambé.

Après avoir constaté que l’ensemble de ses objectifs à savoir :

– la chute du président Moussa Traoré et de son gouvernement ;

– la dissolution de l’Assemblée Nationale ;

– la mise en place d’une structure de salut public ;

Ont été atteints, le comité de coordination a décidé sa propre dissolution à du même jour le comité de coordination remercie tous les patriotes maliens qui l’ont aidé, même au prix de leur vie, à la réalisation de ses objectifs.

Le Comité de coordination présente encore une fois ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux Camarades blessés.

L’AVENIR POLITIQUE DU MALI

Le franc jeu est possible

Lorsque l’histoire part au pas de charge, les mentalités ont parfois du mal à suivre. Surtout si les événements se bousculent chaque jour et si les repères et précédents manquent pour ajuster les analyses. Ainsi, sur le plan politique, depuis plus d’un quart de siècle, notre pays vit sous le signe de la dualité. Dualité instituée par le Président Modibo Keïta quand le Comité National de Défense de la Révolution étouffa  l’exécutif après avoir après avoir dissous le législatif, dualité prolongée par le coup d’Etat du 19 Novembre 1968 lorsque le gouvernement était juste un appendice du CMLN qui y plaçait  ses hommes et ses fidèles, dualité perpétuée par l’avènement de l’UDPM qui, dans le choix des responsables gouvernementaux et administratifs faisait intervenir le concept inconnu du militantisme.

Alors aujourd’hui, les questions ne manquent pas quant aux conditions de cohabitation du CTSP et du futur gouvernement provisoire. Le premier devant selon les dispositions de l’Acte Fondamental, contrôler le second, ne risque-t-il pas d’y avoir ingérence excessive de l’organe de supervision dans les affaires de l’exécutif ?

N’y a-t-il pas danger de voir le gouvernement perturbé dans ses choix techniques par des instructions politiciennes qui en «bâtardiraient» la portée ?  Objectivement, ces dangers existent mais l’Acte fondamental en a limité les risques.

D’abord, en cas de désaccord avec les mesures gouvernementales, l’intervention du CTSP se fait de manière publique par une interpellation qui prendra le plus souvent la forme de questions écrites ou orales auxquelles l’Exécutif sera tenu de répondre.  Ce qui signifie tout d’abord que le « dérapage » gouvernemental doit être suffisamment grave pour que le CTSP s’en émeuve, sinon, les rectifications seront laissées à l’appréciation du premier Ministre ou du chef de l’Etat. Ce qui signifie ensuite que la gravité du «dérapage» aurait fait l’objet d’une appréciation unanime du CTSP et non d’une des sensibilités qui y est représentée et qui serait tentée de faire prévaloir un point de vue corporatiste ou électoraliste.

D’autre part, l’Acte fondamental prévoit une coopération assez entre le Gouvernement et le CTSP pour que soit réduit au minimum les risques de mésententes.

Ainsi, les ordonnances (qui prennent provisoirement le relais des décrets) sont adoptées par le comité de transition et signées par le Président de celui-ci, mais elles sont indifféremment initiées par le CTSP et le Gouvernement.  Les propositions d’ordonnances du Premier sont transmises pour observation au Premier Ministre. Inversement, les projets d’ordonnance adoptés par le second seront revus par le comité.

Les conditions sont donc réunies pour que le franc-jeu soit possible et que le gouvernement travaille l’esprit libre.

Toujours dans le cadre de cette autonomie d’action gouvernementale, l’Acte Fondamental confie au Premier Ministre le titre de Chef du Gouvernement. Une responsabilité que l’ancien Président avait refusé au Pr Dembélé qui, lors de son mandat, se retrouva «primus inter pares» premier parmi des égaux.

Soumana Sacko, pour sa part, a carte blanche et dirige l’action gouvernementale. Comme dans tous les régimes démocratiques la composition de l’équipe qui œuvre sous ses ordres fera certainement ‘objet d’une concertation très ouverte entre lui et le chef de l’Etat, celui-ci conservant le dernier mot pour la nomination des Ministres. Mais là également, la possibilité de désaccords majeurs est praticable ment nulle. En effet, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, en choisissant «ZOU» pour Premier Ministre devait se faire déjà une idée des futurs autres membres du gouvernement et son appréciation rejoindra certainement celle de Sacko pour l’essentiel.

Les deux hommes auront comme souci d’entretenir la vague porteuse d’espoir soulevée par la nomination de Sacko et de consolider la confiance populaire suscitée par l’actuelle évolution des événements. Ils miseront, pour appuyer leur action, sur la fierté des Maliens d’être redevenus eux-mêmes et de pouvoir un jour se présenter en exemple aux yeux de l’Afrique.

G. DRABO

La sentinelle

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